Mémoire sur le projet de règlement sur les appareils et les foyers permettant l’utilisation d’un combustible solide

Le Conseil régional de l'environnement de Montréal tient d’emblée à signifier son appui à ce projet de règlement, attendu depuis 5 ans, c’est-à-dire depuis le moment de l’adoption du premier règlement par la Ville de Montréal touchant directement cette problématique.

Pour démontrer l’intérêt et l’implication soutenus du CRE-Montréal dans ce dossier, tous les communiqués publiés par l’organisme se trouvent en annexe du présent document. À leur lecture, il est aisé de comprendre que le CRE-Montréal se positionne en faveur d’une réglementation qui permettra d’améliorer la qualité de l’air dans les quartiers résidentiels dans lesquels des systèmes de chauffage au bois sont utilisés. S’il ne fait aucun doute que les causes de la pollution atmosphérique dans la métropole sont nombreuses, il n’en demeure pas moins que le chauffage au bois y participe en période hivernale. Avec les données à l’appui, et ce, malgré l’attachement de beaucoup au plaisir lié à l’utilisation de foyers, il est clair qu’en milieu urbain dense cette source locale d’émission de polluants n’est pas anodine. Il nous apparaît important que la Ville de Montréal adopte ce règlement qui aura pour effet de diminuer fortement ces émissions.

Ce projet de règlement permet à la fois de responsabiliser les citoyenNEs montrélaisES, en ne faisant pas usage d’un système non conforme, et de pénaliser les contrevenants. Comme l’innovation technologique des dernières années a permis de mettre sur le marché des systèmes de chauffage au bois performants et limitant énormément les émissions de polluants, le moment est tout choisi pour adopter ce règlement. 

Le CRE-Montréal tient à souligner son appui à l’article 6 concernant l’interdiction d’utilisation qui sera promulgué en cas d’alerte au Smog. En plus d’avoir un effet direct sur la qualité de l’air, cela permettra de sensibiliser davantage la population aux gestes qu’elle peut et doit poser pour sa propre qualité de milieu de vie. D’autres sources identifiées comme précurseurs du smog urbain devraient aussi faire l’objet de mesures particulières ; de nombreuses métropoles ont déjà mis en place des mesures en ce sens.

Pour consulter les recommandations ainsi que l'intégralité du mémoire du CRE-Montréal.

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