Mémoire sur le projet d'agrandissement de Tennis Canada dans le parc Jarry

Dans son document, la Table de concertation sur les espaces verts et bleus du CRE-Montréal notait que plusieurs parcs et espaces verts de Montréal subissent actuellement des pressions importantes par toutes sortes de projets, comme des développements immobiliers et routiers. En effet, des parties de parcs sont dézonées ou étudiées pour l’être (Parc de la Pointe-aux-Prairies, parc Viau), certains parcs-nature (Bois-de-Liesse, Île Bizard, Anse-à-l’Orme) pourraient être traversés par de nouveaux boulevards ou autoroutes, alors que d’autres parcs montréalais voient leur intégrité menacée par des événements de grande envergure, comme c’est le cas pour le parc Jean-Drapeau et le parc Jarry.

Malheureusement, encore aujourd’hui, les espaces verts sont souvent perçus comme des réserves foncières et donc des terrains à développer quand l’opportunité se présente ; les parcs ne sont pas exemptés de cette perception. Pourtant, tout le monde s’accorde pour reconnaître que ces sites, les seuls qui ne sont pas minéralisés dans la trame urbaine, représentent un élément incontournable pour assurer une qualité de vie à la population. Malgré cette perception générale, la partie végétale de certains parcs continue d’être grugée au profit de diverses constructions qui, pour la plupart, pourraient sans inconvénients pour les usages alloués à ces infrastructures être localisées dans le tissu bâti montréalais.

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