Le verdissement montréalais pour lutter contre les îlots de chaleur urbains

À l’origine, l’île de Montréal était recouverte de végétaux. Il y avait un équilibre naturel entre les éléments qui composaient cet écosystème. Le sous-sol offrait l’hydratation nécessaire aux végétaux. Ceux-ci à leur tour donnaient un abri à la faune et rafraîchissaient la température ambiante lors des chaudes journées d’été. L’urbanisation, principalement au cours des 50 dernières années, a remplacé une très grande partie du couvert végétal par des routes et des bâtiments. Toutes ces constructions, lorsqu’on les regarde du ciel, sont de couleur foncée. Les rayons solaires qui frappent ces surfaces très foncées sont transformés en énergie thermique et les surfaces emmagasinent ainsi de la chaleur.

Définition de l’albédo
L’albédo représente l’énergie solaire réfléchie par une surface. Il est exprimé en unité de 0 à 1. Par exemple, un miroir qui réfléchit parfaitement les rayons solaires a un albédo de 1. L’appellation « îlots de chaleur urbains » (ICU) fait référence à la hausse des températures - notamment des températures maximales - enregistrées en milieu urbain et comparées aux zones rurales alentours. Cette différence est essentiellement liée à l’activité humaine et à l’urbanisme et peut varier entre 5 et 10 degrés Celsius en été.

En matière d’urbanisme, deux grands types de technologies permettent de lutter contre ce phénomène : le verdissement et les matériaux blancs réfléchissants (basés sur l’effet albédo). Ces technologies varient selon les infrastructures urbaines concernées. La différence de température entre une surface foncée et une surface claire peut aller jusqu’à 10 degrés Celsius si elles sont verticales et entre 15 et 20 degrés si elles sont horizontales. La température de l’air ambiant s’en trouve modifiée. Matériaux réfléchissant et perméables--- Rôle des arbres et des plantes grimpantes--Pour ma santé, pour mon milieu de vie, je verdis !--Outils développés--Partenariats exceptionnels