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 25 février 2010 - Volume 9, no.4 Nouvelles brèves du CRE-Montréal et de ses membres
Le CRE se prononce sur la future Politique québécoise de gestion des matières résiduelles Bilan routier du SPVM : la sécurité des piétons et des cyclistes passe par un meilleur aménagement Transport collectif: les résidants du grand Montréal sont prêts pour le changement Amnistie internationale entre dans la Maison du développement durable Fonds d'aide aux membres L’érablière urbaine est de retour au parc Molson Un garage exemplaire dans sa gestion des matières résiduelles Le nouveau site multimédia de WEBTV. COOP est enfin en ligne… « J'Adopte un cours d'eau », un programme pour les écoles montréalaises La société civile a toujours son mot à dire
Le CRE se prononce sur la future Politique québécoise de gestion des matières résiduellesLe CRE a fait ses recommandations la semaine dernière sur le projet de Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et le plan d’action 2010-2015. Force est de constater que la version actuelle du projet ouvre la porte à de nettes améliorations tout en manquant encore de poigne à plusieurs égards., notamment au niveau de la définition de la valorisation, l’avenir de la consigne, la valorisation biologique des matières organiques .
• Même si l’objectif est d’éliminer seulement le résidu ultime, la place faite à des mesures de réduction à la source et de réemploi est très modeste
• La définition de la valorisation reste encore à élaborer, élément crucial pour énoncer clairement les moyens et technologies à prioriser en amont de l’élimination. En accord avec le principe de hiérarchie, axé sur les valeurs environnementales comme la préservation des ressources et la limitation maximale des impacts négatifs, il est indispensable de continuer à placer le réemploi et le recyclage bien avant toute forme de valorisation énergétique et d’affirmer la même chose pour le compostage et la biométhanisation.
• Le prix de l’enfouissement va augmenter mais seulement de façon temporaire et de seulement 10$ la tonne, ce qui s’avère nettement insuffisant si le désir est de vraiment favoriser la hiérarchie des 3RV plutôt que l’élimination.
• Le bannissement progressif sur 10 ans des matières organiques de l’enfouissement devrait s’appliquer à toutes formes d’élimination. Leur valorisation biologique, par biométhanisation ou par compostage, devrait être obligatoire (sauf exceptions comme les matières contaminées).
• L’exemplarité du gouvernement envisagé pour l’adoption d’une politique d’acquisition éco responsable et de clauses d’éco conditionnalité, devrait être exigée des municipalités.
• Les 30M$ d’investissement sur 5 ans sont une mesure insuffisante pour la génération de matières résiduelles recyclables hors foyer.. Le gouvernement devrait notamment obliger les municipalités à remplacer progressivement toutes les poubelles par des binômes déchets-recyclables dans les lieux publics.
• Le gouvernement devrait obliger la mise en place d’écocentres industriels dans les grands parcs industriels et commerciaux de la province et devrait aider au développement de l’écologisation de ces parcs.
• La position de la Politique n’est pas affirmée concernant la consigne. Pourtant, la performance actuelle de la consigne est bien plus élevée en tonnage que celle de la collecte sélective pour le verre/plastique/métal (VPM) : en 2006, la consigne a permis de récupérer 400 000 tonnes de VPM alors que la collecte municipale a atteint à peine 110 000 tonnes. Il ne faut pas oublier que seule la consigne permet le réemploi des contenants.
• L’octroi de 3 millions $ sur 5 ans pour des activités d’information et de sensibilisation est nettement insuffisant compte tenu des changements majeurs en perspective : collecte des matières organiques, récupération des produits électroniques et autres, récupération hors foyer. Le gouvernement doit investir beaucoup plus pour participer à une campagne massive et continue au Québec tant auprès des citoyens que des professionnels.
Lire le document complet du RNCREQ
Bilan routier du SPVM : la sécurité des piétons et des cyclistes passe par un meilleur aménagementLe CRE-Montréal est en désaccord avec la stratégie proposée par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) suite au dépôt de son bilan routier 2009, à savoir de cibler davantage les piétons et les cyclistes pour réduire le nombre de collisions mortelles et de collisions avec blessés graves sur le territoire de l’île. L’organisme préconise plutôt la revitalisation et la densification des quartiers centraux, un développement métropolitain axé sur les transports collectifs et des mesures d’apaisement de la circulation.
Lire le communiqué
Transport collectif: les résidants du grand Montréal sont prêts pour le changementLes résultats de la dernière Enquête origine-destination, divulgués le 15 février dernier, montrent que l’achalandage des transports collectif a augmenté de 15 %, que la pratique de la marche et du vélo à des fins utilitaires a augmenté de 11 % et que les déplacements automobiles ont connu une baisse de 1 % entre 2003 et 2008, une première depuis les années 1970 !
Ces résultats nous prouvent que lorsque les transports collectifs sont disponibles, les résidants de la grande région de Montréal sont au rendez-vous. L’exemple le plus éloquent : l’utilisation du métro qui a fait un bond spectaculaire de 70 % après l’ouverture de 3 nouvelles stations à Laval.
Il est à noter que les conclusions de cette enquête vont à l’encontre des prévisions de mobilité utilisées pour développer le projet de réfection du complexe Turcot qui surestime les besoins en déplacements automobiles et sous-estime les possibilités de transfert modal vers le transport collectif.
Amnistie internationale entre dans la Maison du développement durableLa Maison du développement durable est heureuse de compter sur un nouveau membre : Amnistie internationale Canada francophone. En effet, l’organisation de défense des droits humains de notoriété internationale déménagera ses bureaux montréalais dans ce bâtiment qui sera l’un des plus écologiques au Canada et dont l’aménagement est prévu dès l’été 2011.
« Nous sommes très fiers d’accueillir Amnistie internationale au sein de la Maison. Non seulement l’organisation partage la vision et les valeurs des autres membres, mais elle permettra de renforcer le volet social de ce projet de développement durable. De plus, sa solide crédibilité sur la scène internationale est une vitrine exceptionnelle pour la Maison du développement durable. Cela permettra de la faire connaître davantage et ainsi pouvoir inspirer au-delà des frontières du Canada », explique Sidney Ribaux, président de la Maison du développement durable.
Pour Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone, « il existe un lien intrinsèque entre les modifications à l'environnement et notre capacité à assurer de nombreux droits humains. Le refus des États de prendre des mesures efficaces pour ralentir le changement climatique, par exemple, pourrait se traduire par des violations généralisées du droit à la vie, à la santé, à l'eau, à l'alimentation et au logement. Nous sommes donc très heureux de nous joindre aux huit organisations des secteurs environnemental et social dans un bâtiment écologique qui servira de lieu d’éducation et de recherche sur le développement durable. »
www.maisondeveloppementdurable.org; www.amnistie.ca
Fonds d'aide aux membresVous êtes un OBNL et vous avez des idées de projets et d’activités dans le domaine de l’environnement, le Conseil régional de l’environnement de Montréal peut vous aider à les réaliser via son fonds d’aide aux membres.
Le CRE-Montréal souhaite pouvoir aider financièrement les groupes de citoyens et les petits groupes environnementaux de Montréal, qui sont membres, à réaliser leurs actions et leurs activités en mettant à leur disposition un montant maximal de 2 000 $. Certaines conditions doivent être respectées pour pouvoir bénéficier de cette aide. La prochaine date pour soumettre votre candidature est le 5 mars 2010. Formulaire de demande
L’érablière urbaine est de retour au parc MolsonLa SODER et InTerreArt vous invitent à fêter l’érable le samedi 6 mars au parc Molson de 13 h à 16 h 30. Lors de cette occasion, plusieurs érables argentés du parc  seront entaillés. Pour célébrer la coutume ancestrale, des activités éducatives et des dégustations gratuites feront le bonheur des petits et grands.
Des sentiers Nature aux abords du parc révéleront les multiples facettes de l’érable. Le club 4H assurera l’animation d’un rallye-identification des arbres en hiver et d’une présentation sur l’utilisation du bois. Un tipi sera érigé au centre du parc, au plaisir des plus curieux qui voudront s’y aventurer. Non loin, un trappeur présentera peaux d’ours et mousquets. La tire d’érable offert au coût de 1,50 $ délectera le palais de plus d’un. Ce sera aussi le moment de se régaler des produits dérivés de l’érable, beurre d’érable, bière d’érable, miettons à l’érable… Cet événement est une initiative citoyenne de Mario Bonenfant qui travaille depuis 6 ans à partager sa passion de l’acériculture. www.soder.qc.ca
Un garage exemplaire dans sa gestion des matières résiduellesDepuis plus de cinq ans, le garage Aleco, situé dans l’arrondissement Anjou, se distingue par sa volonté de faire véritablement sa part en environnement. Son propriétaire a décidé de réaliser le souhait de « Bien vivre d'un commerce éco-responsable dans un environnement éco-responsable».
La gestion des matières résiduelles de l’entreprise en est un exemple probant. Depuis 2009, elle est détentrice d'une attestation de performance de niveau 3 du programme de reconnaissance ICI ON RECYCLE !, créé et géré par la société d’État RECYC-QUÉBEC, atteignant un taux de récupération de 96% et représentant le premier atelier automobile attesté au Québec. Ainsi, sur plus de 7,7 tonnes de matières produites annuellement, seulement un peu plus de 260 kg ont pris le chemin de l’élimination. Outre les matières soumises à la réglementation en terme de récupération (pneux, huiles, filtres), une longue liste de produits ont été sortis des sacs de déchets : papier, carton, plastique, verre, métal, cartouches, néon, piles, bois… Félicitations à l’équipe Aleco.
Le nouveau site multimédia de WEBTV. COOP est enfin en ligne…La Coop de solidarité WEBTV.COOP a pour mission de promouvoir des valeurs et manières de faire de l'économie solidaire, des pratiques  citoyennes et de la culture émergente. Pour réaliser cette mission, WEBTV offre à la relève culturelle, au milieu de l'économie sociale et au mouvement coopératif l'accès à la webdiffusion en direct ou en différé.
Le site offre de nombreuses nouvelles fonctionnalités vous permettant de personnaliser une liste de lecture, de commenter ou d'évaluer les documents multimédias auxquels vous accédez, d'échanger avec d'autres usagers inscrits par clavardage ou par courriel. Vous pouvez effectuer des recherches par mots-clés. Le site vous propose des vidéos associées à ceux que vous sélectionnez. Les documents sont regroupés par catégories. Enfin, le lecteur permet de créer des permaliens, d'incorporer une vidéo sur un site web ou de recommander par courriel la vidéo choisie.
Pour le moment, plus d'une cinquantaine de vidéos sont disponibles, de même qu'une vingtaine de magazines audios provenant de la série « À parts égales » réalisée pour le mouvement coopératif en 2005-2006 et présentant tant la formule coopérative que divers acteurs coopératifs. webtv.coop
« J'Adopte un cours d'eau », un programme pour les écoles montréalaisesEnseignants du primaire, du secondaire et du Cégep, vous êtes à la recherche  d’un projet stimulant pour vos élèves qui leur permettrait d’être introduits à la science ? Ne cherchez plus! Le programme J’adopte un cours d’eau est LA solution ! Joignez-vous aux quelques 50 écoles partout au Québec qui participent annuellement au programme !
Le Groupe d'éducation et d'écosurveillance de l'eau (G3E), anciennement le Comité de valorisation de la rivière Beauport (CVRB), est actuellement à la recherche d’écoles primaires, secondaires et collégiales de la grande région de Montréal intéressées à réaliser un programme éducatif avec les élèves portant sur la santé globale des cours d’eau.
« J'Adopte un cours d'eau » est un programme éducatif à l’intention des jeunes de la 5ième à la 12ième année leur permettant de s’impliquer activement au niveau de leur cours d’eau local. Il y a 10 ans, la Biosphère d’Environnement Canada s’est associée avec le G3E pour monter cet important programme éducatif de surveillance de l’eau. Il permet aux groupes scolaires d’en apprendre davantage sur la santé globale du cours d’eau qui coule dans leur communauté en réalisant différentes observations et quelques tests : une description visuelle du site, des tests physico-chimiques (pH, turbidité, température, etc.) et bactériologique (E.Coli) de l’eau et finalement l’étude des macroinvertébrés benthiques.
Contactez Véronique Nolet, Coordonnatrice provinciale du programme J’adopte un cours d’eau au (418) 666-6169 ou par courriel : vnolet@cvrb.qc.ca www.pjse.ca/projets_educatifs
La société civile a toujours son mot à direSelon un article paru dans le journal Le Devoir en date du 26 février, non seulement il ne faut pas mettre la hache dans les processus actuels de consultation publique, comme le réclament certains ténors de la droite, mais les gouvernements et les grands acteurs économiques doivent aller plus loin et impliquer directement la société civile et les groupes environnementaux dans une «gouvernance concertée» pour réaliser au Canada un véritable développement durable. C'est ce qu'affirme un rapport publié hier par la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) et le Forum des politiques publiques (FPP).
La TRNEE réunit depuis 20 ans des chefs de file du monde des affaires, de la science et de l'environnement autour d'enjeux majeurs. Ses membres sont nommés pour trois ans par le gouvernement fédéral. Son président, David McLaughlin, s'est inscrit en faux contre ceux qui soutiennent qu'on ne peut plus lancer de grands projets économiques en raison de l'opposition des écologistes, des groupes sociaux et des syndicats.
L'étude menée pendant cinq ans par la TRNEE et le FPP avec plus d'une vingtaine d'experts a appris aux deux organismes que les processus de consultation actuels favorisent trop souvent l'affrontement de positions irréconciliables, et cela, souvent parce que ces processus ne vont pas assez loin et ne permettent pas à la société civile, par ses leaders d'opinion, de se faire non seulement entendre, mais de partager la prise de décision dans une logique plus consensuelle. Un mode de gouvernance qu'on assimile au fait de passer au «mode 2.0» en raison du changement d'approche radical qu'il commande.
En conclusion, la TRNEE estime que «les enjeux du développement durable comme [ceux des] changements climatiques, de la biodiversité et de la qualité de l'air sont complexes, dans le sens où aucun ministère ou gouvernement ne peut en assurer seul la gestion. Une gouvernance efficace du développement durable doit comprendre la participation des intervenants et du public afin de trouver les bonnes solutions ET de les mettre en oeuvre», un rôle nouveau que les intervenants en «gouvernance concertée» doivent aussi envisager désormais. Pour lire l'article
Jeudi 11 mars 2010
Ce bulletin est gratuit et disponible sur le site web du CRE-Montréal. Pour être informé de sa sortie, nous vous invitons à devenir membre.
454, avenue Laurier Est, Montréal, Qc H2J 1E7
Téléphone : (514) 842-2890 / Télécopieur : (514) 842-6513
courriel : info@cremtl.qc.ca / Site Web : www.cremtl.qc.ca
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Merci à la Direction de santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal
pour sa contribution à la réalisation
du bulletin Envîle Express
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Éditrice : Émilie Boisvert-Croteau
bulletin@cremtl.qc.ca
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