Le plastique au Québec : lumière sur son cycle et ses alternatives

Date : 
Mardi, 10 mai 2016
Horaire : 
12 h15
Lieu: 
Maison du développement durable, 50 rue Sainte-Catherine O.

Le 10 mai dernier s’est tenu à la Maison du développement durable (MDD) un panel coorganisé par le CRE-Montréal et la MDD sur le dossier du plastique dans le cadre de la gestion des matières résiduelles. Les trois spécialistes invités étaient :

  • Naïma Chraïbi, agente de recherche et planification - RECYC-QUÉBEC
  • Pierre G. Fillion, PDG - Fédération des Plastiques et alliance composites (FEPAC)
  • Hélène Gignac, Directrice générale - Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTEI)

Coralie Deny du CRE-Montréal était la modératrice du panel. Trois panélistes dynamiques et complémentaires ont discuté du dossier complexe des plastiques au Québec, autant du côté de la production que de la gestion. Il en ressort clairement que des changements de pratique sont en cours : bioplastiques, innovations technologiques pour leur recyclage et leur remise dans le cycle de production-consommation. Donc une tendance encourageante.

Mais il reste des défis majeurs à relever à toutes les étapes : éviter le gaspillage lors de la production d’objets, intégrer systématiquement l’écoconception (permettant notamment le désassemblage des différents types de matériaux), supporter le secteur de la recherche et développement (au niveau tant  des alternatives aux plastiques dérivés du pétrole que des solutions pour leur recyclage), s’assurer que les industries du recyclage florissent, faire en sorte que qualité et quantité sortent des centres de tri et contrôler les emballages qui entrent au pays via les importateurs. Une production et une gestion écoresponsables des plastiques passent par une responsabilité partagée.

La population québécoise a aussi son geste à poser : le dépôt systématique des emballages en plastique dans le bac à recyclage. Or, seulement 31% des emballages en plastique acceptés dans la collecte sélective (donc pas tous les objets en plastique) se retrouvent dans le bac. Cela veut dire que près de 70% de ces contenants prennent le chemin de l’enfouissement. Un vrai gaspillage.

Les producteurs de plastique devront de plus en plus se détacher du pétrole et adhérer à des pratiques écoresponsables. Le tout est de prendre ce chemin rapidement et de mettre toutes les conditions gagnantes pour que tout le cycle fonctionne.

Tout cela ne doit bien sûr pas faire oublier le premier «R» de la hiérarchie des 3RV qui est celui de la réduction à la source (suivi par le «R» du réemploi), donc de diminuer sa consommation. La volonté de plus en plus grande de bannir les sacs d’emplettes à usage unique va dans cette direction.

Pour prendre connaissance des présentations des trois panélistes :