Cerveau humain et contaminants environnementaux

Date : 
Mardi, 24 mai 2016
Horaire : 
12 h 15 à 13 h 30
Lieu: 
Maison du développement durable, 50 rue Sainte-Catherine Ouest

L’exposition aux contaminants environnementaux constitue un facteur de risque pour la santé, en particulier pour le cerveau et le bien-être psychologique. Selon l'Association canadienne des troubles d'apprentissage, près du quart des problèmes d’apprentissage au Canada serait associé à l’exposition à des substances toxiques présentes dans notre environnement. Mais quel est vraiment l’impact des contaminants sur le fonctionnement du cerveau ? Outre les fonctions cognitives, ont-ils aussi des effets sur les systèmes sensoriels ? Y a-t-il des structures cérébrales plus vulnérables que d’autres ? C’est ce que cherche à découvrir la Chaire de recherche en neuropsychotoxicologie environnementale dont l’essentiel des travaux de recherche se déroulent au Nunavik.

Le CRE-Montréal, en collaboration avec la Maison du développement durable et l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, a présenté cette conférence avec la participation de Dave Saint-Amour, titulaire de la Chaire UQAM en neuropsychotoxicologie environnementale et professeur au département de psychologie de l’UQAM.

Il est inquiétant de constater que nous sommes confrontés à des centaines de contaminants environnementaux dans notre quotidien, notamment avec les ordinateurs qui contiennent des contaminants plus récents comme les retardateurs de flamme, considérés très toxiques. Beaucoup de ces produits dangereux pour la santé se retrouvent dans l’atmosphère et voyagent sur de grandes distances. Il faut des accords mondiaux puisqu’ils passent allègrement passent les frontières. Les populations nordiques sont d’ailleurs très exposés à cause des courants atmosphériques qui transportent son lots de polluants relâchés au Sud.

On connaît les effets du plomb et des BPC sur le cerveau des enfants. Mais qu’en est-il de tous les autres produits chimiques que nous respirons et avalons sur notre santé en général ? Une question qui soulève bien des inquiétudes et pas suffisamment de réponses.