Où, comment et pour qui développer la mobilité durable ?

Date : 
Jeudi, 03 décembre 2015
Horaire : 
9 h à 10 h 30

Le Conseil régional de l’environnement de Montréal et la Fondation du Grand Montréal ont organisé début décembre le panel, où, comment et pour qui développer la mobilité durable ? en présence de Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, Jean-François Gilker, coordonnateur du développement et administrateur de Bâtir son quartier, et Éric Notebaert MD MSc, clinicien-chercheur - Professeur agrégé, Faculté de Médecine, Université de Montréal.

L'étalement urbain a caractérisé l'urbanisation du grand Montréal durant toute la seconde moitié du 20e siècle. Le développement urbain a été largement axé sur l’automobile, dans des milieux peu denses, rendant plus difficile l’implantation de services de transports collectifs. Cette forme urbaine est aujourd’hui montrée du doigt pour les coûts engendrés en santé (accidents, maladies cardiaques et pulmonaires, etc.), en environnement (émission de GES et dépendance au pétrole), en infrastructures (autoroutières, routières et de stationnement).

Les constats en santé sont alarmants sur les effets néfastes de l’usage toujours en croissance des véhicules : association nette entre pollution et mortalité avec 26% de décès dans les villes les plus polluées, augmentation des mortalités par cancer. La preuve est aussi faite pour la situation inverse : moins de voitures, plus de transport collectif, plus de véhicules efficaces dans les métropoles qui ont pris ce virage, s’est traduit par une amélioration de la santé.

Quand on sait cela, on peut se poser la question : pourquoi les décideurs ne font pas les changements nécessaires rapidement?

Des milieux solidaires et dynamiques s’appuient notamment sur des services de transport reliant travail, loisirs, écoles, commerces. Bien des familles montréalaises à faible revenu n’ont pas de voiture et dépendent à la fois de l’offre en transport collectif et de la proximité de services variés. D’où l’importance des projets de revitalisation et de recyclage dans les quartiers centraux, qui sont des secteurs bien desservis. Il faut aussi s'assurer de favoriser la mobilité durable des nouveaux habitants des zones en transition, en revitalisation, notamment pour accéder aux zones d’emploi.

Si les constats sont établis, les solutions pour améliorer la situation existent bel et bien. Elles sont appliquées mais de façon encore insuffisante pour dire que la métropole a fait vraiment le choix de la mobilité durable.

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