Lutte contre l’agrile du frêne et protection du patrimoine arboricole : le CRE-Montréal invite à s’inspirer de municipalités qui font face à ce fléau depuis plus longtemps

Date : 
Mardi, 17 juin 2014
Horaire : 
12 h 15 13 h 15

Suite à la conférence Mobilisation collective contre l’agrile du frêne, s'inspirer des bons coups d’Oakville, organisée par le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) à la Maison du développement durable, il est clair non seulement qu’il y a urgence d’agir à Montréal mais aussi qu’il faut multiplier et diversifier les actions ainsi qu’impliquer le domaine privé.

Agrile du frêne : s’inspirer des succès d’ailleurs

La conférence visait de favoriser le partage d’expertise dans la lutte contre l’agrile du frêne. Depuis la détection de l'agrile en 2008, la ville d'Oakville (Ontario) multiplie les actions afin de limiter les impacts de l'insecte ravageur et atteindre son objectif de 40 % de canopée. La ville a traité 75 % des frênes publics et a mis en place un programme de remplacement et de plantations afin de protéger et faire croître sa forêt urbaine. Parmi les initiatives inspirantes présentées par John McNeil, expert de la lutte à l’agrile du frêne à Oakville en Ontario, on peut noter entre autres le Canopy Club, un programme d’engagement communautaire, et la Semaine de sensibilisation à l'Agrile du frêne qui s'est déroulée au début du mois de juin.

L’arbre urbain est l’affaire de tous

En marge de la tenue de la conférence, le CRE-Montréal lance un appel à la mobilisation de l’ensemble des acteurs montréalais à la fois du domaine privé et public dans la lutte à l’agrile.  Alors que les instances municipales s’organisent et que certaines posent déjà des actions sur le domaine public, il n’y a actuellement aucune stratégie pour le domaine privé.

Pour Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal «on ne peut prendre son temps dans ce dossier et regarder tomber nos beaux frênes les uns après les autres. Sans plus tarder, il faut mettre en place des mécanismes et des outils facilitant l’engagement des citoyens et des entreprises dans la lutte à l’agrile du frêne. Tous les acteurs de la société civile montréalaise ont un rôle à jouer et beaucoup sont déjà prêts à le jouer ».

Trop peu d’arbres plantés pour contrer l’agrile du frêne

Parce que des arbres seront coupés à l’automne, il faut redoubler les efforts de plantation pour éviter ce que M. Mc Neil appelle une tornade écologique et économique. « Paradoxalement, les arbres, on les voit quand ils ne sont plus là. De plus, on oublie qu’ils ne poussent pas à la vitesse des maisons. » d’ajouter Mme Deny.

Pour consulter la présentation de John McNeil

Montréal ne peut se permettre de perdre tous les bénéfices apportés par ces « habitants naturels ».

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