Élections provinciales : le CRE-Montréal organise un débat sur les enjeux d’environnement, de transport et d’aménagement propres à la métropole

Date : 
Lundi, 24 mars 2014
Horaire : 
18 h à 20 h 30

Dans le cadre des élections provinciales, le CRE-Montréal a tenu lundi dernier une soirée d’échange publique avec 9 experts et 4 candidats (CAQ, PLQ, PQ, QS) spécifiquement sur les enjeux d’environnement, de transport et d’aménagement propres à la métropole. Près de 500 personnes l’ont suivie en direct et il est possible de la visionner. Ci-dessous, un résumé des points avancés par les experts et les réactions des candidats.

 

ENJEUX ET QUESTIONS DES EXPERTS

Florence Junca-Adenot, Professeure et Directrice Forum URBA 2015, UQAM – Financement des transports collectifs

Le transport est un des piliers majeurs du développement économique pour la région de Montréal. Non seulement le phénomène de congestion affectant le transport des marchandises et des personnes diminue la compétitivité de la région de Montréal mais il augmente également les émissions de gaz à effet de serre, s’attaque à la santé publique et diminue la compétitivité de la région de Montréal. La récente stratégie nationale sur la mobilité durable du Ministère du Transport du Québec met l’accent sur le développement du transport collectif et actif et sur l’électrification. Un récent sondage indique que 88% des citoyens québécois sont favorables à ce que le gouvernement du Québec investisse dans les transports collectifs. 97% des dépenses en transport collectif se font au Québec et font travailler 14 régions du Québec. La solution réside dans le développement accéléré du transport collectif et dans la rénovation de nos infrastructures.

Questions :

  • Les grands travaux routiers étant à peine amorcés à Montréal, quelles actions préconisez-vous pour éviter la paralysie qui sera engendrée par ces travaux ?
  • Quel est votre plan d’action pour développer les transports collectifs à court terme, dès 2014 ?
  • Sachant que les revenus des taxes sur l’essence et l’immatriculation qui financent les infrastructures de transport stagnent et vont décroitre si la stratégie énergétique fonctionne, comment comptez-vous financer les chantiers évalués à plusieurs dizaine de milliards pour la remise en état du réseau routier et à 14 milliards pour les transports collectifs?

Suzanne Lareau, Présidente-directrice générale, Vélo Québec – Transports actifs

La densité urbaine et la congestion automobile font de Montréal un endroit à privilégier pour le déplacement actif (vélo et marche à pied). Le gouvernement du Québec a annoncé 13 millions par année accordés aux villes pour réaliser leurs aménagements cyclables. De nombreux articles du code de la sécurité routière, datant de 1979, sont désuets et désavantagent les cyclistes. Avec 50 000km parcourus par jour, Bixi fait partie de la culture de Montréal. La ville de Montréal a décidé de créer un organisme sans but lucratif qui gèrera les activités de Bixi à Montréal pour la prochaine saison.

Questions :

  • Considérant les bienfaits du transport actif pour la santé, l’environnement et la mobilité urbaine, comment se fait-il que si peu d’argent y soit consacré? Jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour permettre un déploiement de voies cyclables à travers Montréal?  
  • Une modernisation du code de la sécurité routière sera-t-elle amorcée pour favoriser les piétons et les cyclistes dans leurs déplacements en ville?
  • Si vous aviez les rênes du Québec, seriez-vous prêts à investir des fonds publics dans le système Bixi?

Christian Savard, Directeur général, Vivre en ville – Aménagement incluant les sites contaminés

Une ville compacte a une empreinte écologique moindre et coûte moins cher aux collectivités et au gouvernement en termes d’infrastructures, et notamment en infrastructures de transports collectifs et actifs. Actuellement, Montréal a des difficultés à assurer un développement soutenu, notamment car elle doit faire face à une concurrence « déloyale » de la part de la périphérie pour laquelle les infrastructures routières sont payées par Québec et qui utilise des espaces naturels et agricoles vierges pour son développement.

Questions :

  • Quelles seraient les mesures que vous voudriez mettre en place pour garder les familles à Montréal?
  • Comment faire en sorte que les terrains contaminés du Québec, dont une grande partie se trouve à Montréal, soient rendus utilisables, notamment pour la construction de beaux quartiers verts?

Steven Guilbeault, Directeur principal, Équiterre – Entreprises vertes

De l’avis de plusieurs grandes institutions internationales, l’un des enjeux prioritaires pour l’humanité est celui des changements climatiques, notamment avec la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles. Pour y répondre, favoriser une économie plus verte est essentiel. C’est l’objectif que c’est donné l’alliance Switch. L’Est de Montréal a été une région où le développement s’est fait sur un modèle destructeur de l’environnement. Cela a beaucoup d’impacts sur les collectivités locales qui sont notamment confrontées aux problèmes de qualité de l’air.

Questions :

  • Envisagez-vous d’encourager le développement des nouvelles technologies mais aussi de favoriser leur mise en marché et leur déploiement dans l'est de Montréal?
  • Le gouvernement du Québec achetant entre 27 et 28 milliards de dollars de biens et services, seriez-vous intéressés par l’établissement de clauses favorisant des technologies à faible impact écologique dans les contrats d’approvisionnement?

Karel Mayrand, Directeur général, Fondation David Suzuki – Milieux naturels en lien avec les objectifs du PMAD à atteindre

La région écologique du grand Montréal est la plus riche de tout le Québec mais elle compte malheureusement la moitié des espèces menacées de la province. Notre région héberge aussi la moitié de la population du Québec et ses meilleures terres agricoles. Sous la pression du développement urbain, nos milieux naturels se sont érodés et fragmentés si bien que l’on a perdu, depuis les années 1960, 1/3 de nos boisés et 2/3 milieux humides dans la grande région de Montréal. Seulement 9.6% du territoire du grand Montréal est protégé dont seulement 2.1% en milieu terrestre. La situation est davantage critique sur l’île de Montréal, où le développement est plus avancé. Le PMAD, adopté par la CMM, vise la création d’une trame verte et  bleue dans le grand Montréal avec notamment 17% d’aires protégées et un couvert forestier de 30%. Un vaste chantier est à mettre en œuvre par les différents paliers du gouvernement (Québec, la CMM, les MRC, les municipalités) alors même que la pression du développement urbain, la spéculation foncière sur les terres agricoles et les milieux naturels continuent de s’exercer. Le financement fait encore défaut pour réaliser des projets de conservation.

Questions :

  • Comment entendez-vous soutenir la réalisation des objectifs du PMAD concernant la trame verte et bleue?
  • Est-ce que votre parti s’engage à rehausser les budgets de conservation pour soutenir ces objectifs?
  • Vous engagerez-vous à protéger les 60 hectares du boisé de l’Anse-à-l’Orme dans l’Ouest de l’île dont une partie appartient à la Société générale de Financement?

Sylvie Guilbault, Directrice générale, Les Amis de la montagne - Le mont Royal incluant la reconversion adéquate des bâtiments institutionnels

Le mont Royal est non seulement un emblème pour Montréal mais également pour le Québec. Le parc accueille plus de 5 millions de visiteurs par année. Cette montagne riche d’histoire, de culture et de paysage, a été préservée par les citoyens et les autorités municipales. Il s’agit du 1er arrondissement à avoir la double reconnaissance historique et naturelle. La reconversion de nombreuses propriétés institutionnelles sur les flans du mont Royal est un enjeu majeur qui pèse sur la montagne. Le déménagement des hôpitaux Victoria, Hôtel Dieu et Shriner est en effet imminent et il n’existe toujours pas à ce jour de plan de reconversion connu. Nous risquons de nous retrouver avec des bâtiments abandonnés, sans usage, ce qui couterait très cher. La situation étant complexe et urgente, un comité interministériel et un comité d’experts ont été mis en place pour conseiller le gouvernement sur le projet futur de ces grands bâtiments.

Question :

  • La ville de Montréal peut-elle compter sur votre leadership pour reconnaître l’urgence d’agir dans le dossier de reconversion des propriétés institutionnelles pour trouver des solutions viables et à long terme pour ces propriétés et pour entreprendre une démarche ouverte et participative dès maintenant avec la communauté montréalaise?

Frédéric Bourrely, Président, Les Pousses urbaines – Agrile du frêne et plantation

L’agrile du frêne est un petit insecte originaire du sud-est asiatique arrivé en Amérique du Nord en 2002 et qui a déjà ravagé 200 millions d’arbres dans 22 états américains. L’agrile est arrivé à Montréal. Dans un contexte d’ilot de chaleur urbain et de pollution atmosphérique, l’arbre rend de nombreux services écologiques essentiels pour la santé humaine. L’enjeu est également un enjeu de qualité de vie et un enjeu économique avec une réduction potentielle de la valeur foncière du fait de l’abattage massif d’arbres dans les zones résidentielles alors même que les frênes ont eu tendance à être plantés en série. L’importance de l’arbre en ville a amené un certain nombre d’acteurs montréalais à se rallier autour d’un Plan Canopée qui visait à augmenter la canopée sur l’île de Montréal. Or, l’agrile risque de nous priver d’un arbre sur 5. Il s’agit d’un enjeu québécois plus que d’un enjeu montréalais et beaucoup de municipalités n’ont pas les outils pour lutter contre ce fléau.

Questions :

  • Est-ce que votre parti prévoit que Québec joue son rôle dans la coordination et le financement de la lutte contre l’agrile du frêne?
  • Prévoyez-vous que Québec accompagne la ville de Montréal dans la plantation d’arbres, notamment sur les emprises publiques du Ministère des transports et d’Hydro-Québec?

Sylvie Bibeau, Directrice générale, Comité ZIP Jacques-Cartier – accès à l’eau, gestion des eaux de pluie et aménagement, île Sainte-Thérése

Le début du 21ème siècle marque un tournant pour le fleuve Saint-Laurent qui a retrouvé une santé grâce notamment à une collaboration gouvernementale dans le cadre du plan d’action Saint-Laurent soutenu par des réseaux structurés d’organismes tels que les comités de Zones d’interventions Prioritaires (comités ZIP). Depuis une décennie, de nouveaux enjeux menacent l’intégrité du fleuve. Plusieurs de ces enjeux sont associés aux changements climatiques (modification des niveaux d’eau, érosion des rives, gestion des eaux potables, usées et pluviales). Montréal étant en amont du bassin fluvial, la gestion des eaux usées et pluviales est un enjeu important. Outre les investissements sur les infrastructures tels que les bassins de rétention, il est temps d’adopter de nouvelles pratiques en renforçant la réglementation. Il y a 288 km de parc riverain à Montréal. Cependant, la majorité de ces parcs ne donnent pas accès à l’eau pour la baignade. Il reste de nombreuses choses à faire pour favoriser l’accessibilité des montréalais. La gestion du niveau du lac Ontario est un enjeu important pour Montréal. Cependant, malgré la nouvelle proposition de la commission mixte internationale, la biodiversité fluviale de la métropole est menacée. Une opportunité se dessine à l’est de l’île avec une plage intégrée dans un pôle récréo-touristique prévue pour 2016 à Pointe-aux-Trembles. La participation active du gouvernement pour redonner l’île Sainte-Thérèse à la population pourrait être faite en association au projet de plage et permettrait de protéger la biodiversité de l’île tout en intégrant des activités de loisirs et d’éducation. Pour réussir à ramener les citoyens au fleuve et à s’adapter aux changements climatiques, il est nécessaire de favoriser les programmes de sensibilisation et d’éducation auprès de la population. La mise en place de la table de concertation régionale du grand Montréal pour la gestion intégrée du Saint-Laurent est un moyen intéressant permettant de faire face aux enjeux évoqués.

Questions :

  • Comment prévoyez-vous d’assurer une meilleure gestion des eaux pluviales en milieu urbain ainsi qu’une accessibilité aux ressources et au Saint-Laurent?
  • Comment allez-vous miser sur la sensibilisation et l’éducation comme vecteur de changements comportementaux et investir dans une gestion intégrée du Saint-Laurent?

Karel Ménard, Directeur général, FCQGED - Matières résiduelles : infrastructures de compostage et biométhanisation

Avec une production évaluée à 540 000 tonnes par an, l’agglomération de Montréal est le territoire où l’on produit le plus de matières organiques d’origine domestique au Québec. Conformément à la réglementation québécoise de gestion des matières résiduelles qui prévoit la mise en valeur de 60% des matières organiques d’ici la fin 2015 et éventuellement leur bannissement de l’élimination en 2020, Montréal a adopté en août 2009 son plan de gestion des matières résiduelles. Ce plan prévoit notamment la construction de 2 usines de biométhanisation ainsi que de 2 plateformes de compostage. Or à l’heure actuelle, non seulement aucune de ces infrastructures n’est encore construite mais la décision de construire la plateforme de compostage prévue dans l’arrondissement de Villeray - Saint-Michel a été annulée et aucun nouvel emplacement n’a encore été proposé. Il y a maintenant près d’un an, la seule usine au Québec réalisant le conditionnement du verre issu de la collecte sélective, l’usine Klareco à Longueuil a fermé ses portes. Depuis, la quasi-totalité du verre issu de la collecte sélective municipale n’est pas recyclé au Québec. Résultat : Montréal s’est résigné à envoyer 12 000 tonnes de verre issu de la collecte sélective à l’enfouissement en décembre 2013.

Questions :

  • Considérant les délais très longs pour la mise sur pied de ces usines de traitement et compte tenu que le report de celles-ci peut mettre en péril le financement de ces projets s’ils ne sont pas lancés d’ici septembre 2019, que comptez-vous faire pour que la ville de Montréal respecte ses obligations en matière de collecte et de traitement des matières organiques sur son territoire?
  • Le 27 août 2013, Montréal a adopté une résolution demandant au gouvernement du Québec « d’élargir la consigne à l’ensemble des contenants de verre en priorisant les bouteilles d’alcool ». De quelle façon allez-vous répondre à cette demande faite par les élus de la ville de Montréal?

 

RÉACTIONS DES CANDIDATS

Yves-François Blanchet, Parti Québécois (PQ)

  • Est d’accord avec les objectifs mentionnés sur le transport collectif.
  • En transférant une partie du budget destiné au maintien des infrastructures routières vers une politique de mobilité durable, Sylvain Gaudreau a encouragé des solutions vers de bonnes pistes d’avenir.
  • Concernant les financements futurs, il est nécessaire que les discussions entre Québec et les municipalités se poursuivent afin d’augmenter les sources de financement octroyés aux municipalités.
  • Une augmentation de 30% l’offre en transport collectif est visée.
  • Des gestes ont été posés en faveur de la lutte contre le changement climatique : un demi-milliard de dollars consacré à l’électrification des transports et l’implantation d’une bourse du carbone.
  • La révision du code de la route représente une piste de travail intéressante, qui n’implique pas en soi de coûts significatifs mais favorise néanmoins le développement d’une approche conviviale pour les cyclistes.
  • Un document complet sur la politique de décontamination des sols existe, mais il n’a pas encore été rendu public.
  • Une réforme du programme CLIMATSOL est nécessaire pour répondre adéquatement aux besoins de Montréal.
  • Concernant l’agrile du frêne, si l’enjeu est municipal, rien n’empêche que le plan soit national.
  • Concernant la politique de conservation, le travail en cours vise à établir la protection de 12% du Sud du Québec.
  • Concernant l’enjeu du verre, la sortie d’un rapport sur la gestion de la consigne est prévue pour cet automne.

David Heurtel, Parti libéral du Québec (PLQ)

  • Personne ne serait prêt à dire que les enjeux présentés tels que le financement des transports collectifs, l’aménagement et le développement des entreprises vertes, ne sont pas des enjeux significatifs.
  • Pour s’attaquer aux thématiques abordées par les intervenants, il est nécessaire de réaménager la relation entre le gouvernement du Québec, la ville de Montréal et les villes de la CMM afin de trouver des solutions de financement pour ces enjeux.
  • Il est essentiel de revoir la gouvernance de Montréal pour s’assurer que plus de pouvoir soit donné à la grande région montréalaise afin qu’elle possède les outils concrets pour mettre en œuvre des solutions, développer sa propre économie et se financer.
  • La réponse à l’enjeu de l’aménagement doit passer par une redynamisation de l’économie montréalaise. Il est nécessaire d’investir massivement en infrastructures et dans les PME.
  • Il existe tout une série de mesures proposées par le PLQ au niveau de la création de nouvelles entreprises de technologies vertes : crédit d’impôt, subventions, aide à l’exportation. La clef du savoir-faire québécois dans le domaine des énergies vertes va passer par son exportation.
  • Le gouvernement du Québec se doit de coordonner les ressources et les efforts afin que certaines municipalités reçoivent les moyens de faire face à la problématique de l’agrile du frêne.
  • Il est important de s’attarder au volet touristique des enjeux des milieux naturels, du mont Royal et de l’accès à l’eau et donc de développement économique de ces dossiers.
  • Stéphane Le Bouyonnec, Coalition Avenir Québec (CAQ)
  • Concernant les transports en commun, la CAQ n’est pas favorable à toute hausse de la taxe sur l’essence, du prix du péage sur les ponts ou tout autre type de taxe pour le financement de projets.
  • Afin de favoriser une meilleure planification du transport collectif pour la région de Montréal, il serait bien de fusionner l’AMT avec la direction générale de Transport Québec.
  • Au niveau du transport actif, l’excellente idée de mettre à jour le code de la route est retenue.
  • La réponse au besoin de revitalisation de certaines zones est apportée par le projet Saint-Laurent, qui prévoit aussi la création d’un fonds de 2.7 milliards de dollars réservé aux entreprises innovantes dont les entreprises vertes.
  • Le pétrole ayant engendré une perte de 13 milliards de dollars au niveau de la balance commerciale, la CAQ se positionne en faveur du développement des hydrocarbures afin de se libérer du pétrole étranger, même si ultimement il serait préférable de ne pas être dépendant de cette ressource.
  • La bourse du carbone peut être un beau projet uniquement si tout le monde embarque. Le fait que cela va ajouter des coûts qui vont être transférés aux contribuables ou au client par les entreprises qui auront à dépenser est préoccupant.
  • Concernant les infrastructures mentionnées situées au pied du Mont Royal, c’était à Québec et au Ministère de la Santé de prendre leurs responsabilités.
  • Concernant l’enjeu de l’agrile du frêne, il serait normal que le gouvernement du Québec ait des provisions publiques réservées à des cas d’urgence pour venir en support des villes sur le modèle du gouvernement fédéral, dont 1% du budget (soit 3 milliards de dollars/an) est réservé pour des interventions d’urgence touchant la santé publique ou des cas de catastrophe.
  • La situation de la revalorisation des matières résiduelles organiques est due à un manque de leadership au niveau des municipalités et de Recyc-Québec.
  • Concernant le verre de couleur, il est inacceptable que la SAQ, organisation étatique monopolistique, ne procède pas au recyclage de ses bouteilles.
  • Manon Massé, Québec solidaire (QS)
  • Pour avoir une justice environnementale, il est essentiel d’avoir une justice fiscale. Afin de pouvoir soutenir les engagements environnementaux pris, il serait nécessaire de rétablir la taxe sur le surplus de capital des institutions financières.
  • Fait référence au « Plan de sortie du pétrole 2015-2030 » de son parti et à l’urgence d’agir.
  • Un investissement massif dans les transports collectifs de 5 milliards de dollars en 5 ans pour Montréal est prévu : il s’agit d’une solution permanente pour améliorer la qualité de vie des concitoyens.
  • Pas d’engagement en particulier sur Bixi, mais cela tombe sous le sens qu’il est nécessaire de soutenir ce type d’initiative sans but lucratif dont l’impact est également social.
  • Stopper dès demain des projets tels que l’oléoduc qui doit passer à Montréal.
  • Au niveau de l’aménagement, un vaste chantier d’économie d’énergie et d’isolation des bâtiments serait mis en place.
  • objectif pour le Québec de devenir un leader mondial de l’économie verte.
  • Concernant les infrastructures du mont Royal, il faut penser à laisser de la place pour des logements abordables.
  • Est d’accord pour l’élargissement de la consigne.

Stéphane Le Bouyonnec, Coalition Avenir Québec (CAQ)

  • Concernant les transports en commun, la CAQ n’est pas favorable à toute hausse de la taxe sur l’essence, du prix du péage sur les ponts ou tout autre type de taxe pour le financement de projets.
  • Afin de favoriser une meilleure planification du transport collectif pour la région de Montréal, il serait bien de fusionner l’AMT avec la direction générale de Transport Québec.
  • Au niveau du transport actif, l’excellente idée de mettre à jour le code de la route est retenue.
  • La réponse au besoin de revitalisation de certaines zones est apportée par le projet Saint-Laurent, qui prévoit aussi la création d’un fonds de 2.7 milliards de dollars réservé aux entreprises innovantes dont les entreprises vertes.
  • Le pétrole ayant engendré une perte de 13 milliards de dollars au niveau de la balance commerciale, la CAQ se positionne en faveur du développement des hydrocarbures afin de se libérer du pétrole étranger, même si ultimement il serait préférable de ne pas être dépendant de cette ressource.
  • La bourse du carbone peut être un beau projet uniquement si tout le monde embarque. Le fait que cela va ajouter des coûts qui vont être transférés aux contribuables ou au client par les entreprises qui auront à dépenser est préoccupant.
  • Concernant les infrastructures mentionnées situées au pied du Mont Royal, c’était à Québec et au Ministère de la Santé de prendre leurs responsabilités.
  • Concernant l’enjeu de l’agrile du frêne, il serait normal que le gouvernement du Québec ait des provisions publiques réservées à des cas d’urgence pour venir en support des villes sur le modèle du gouvernement fédéral, dont 1% du budget (soit 3 milliards de dollars/an) est réservé pour des interventions d’urgence touchant la santé publique ou des cas de catastrophe.
  • La situation de la revalorisation des matières résiduelles organiques est due à un manque de leadership au niveau des municipalités et de Recyc-Québec.
  • Concernant le verre de couleur, il est inacceptable que la SAQ, organisation étatique monopolistique, ne procède pas au recyclage de ses bouteilles.

Manon Massé, Québec solidaire (QS)

  • Pour avoir une justice environnementale, il est essentiel d’avoir une justice fiscale. Afin de pouvoir soutenir les engagements environnementaux pris, il serait nécessaire de rétablir la taxe sur le surplus de capital des institutions financières.
  • Fait référence au « Plan de sortie du pétrole 2015-2030 » de son parti et à l’urgence d’agir.
  • Un investissement massif dans les transports collectifs de 5 milliards de dollars en 5 ans pour Montréal est prévu : il s’agit d’une solution permanente pour améliorer la qualité de vie des concitoyens.
  • Pas d’engagement en particulier sur Bixi, mais cela tombe sous le sens qu’il est nécessaire de soutenir ce type d’initiative sans but lucratif dont l’impact est également social.
  • Stopper dès demain des projets tels que l’oléoduc qui doit passer à Montréal.
  • Au niveau de l’aménagement, un vaste chantier d’économie d’énergie et d’isolation des bâtiments serait mis en place.
  • objectif pour le Québec de devenir un leader mondial de l’économie verte.
  • Concernant les infrastructures du mont Royal, il faut penser à laisser de la place pour des logements abordables.
  • Est d’accord pour l’élargissement de la consigne.
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