Nanofoods : enjeux, impacts, évaluation et encadrement

Date : 
Mardi, 22 avril 2014
Horaire : 
12 h 15 à 13 h 15

La conférence du CRE-Montréal et de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM, en collaboration avec la Maison du développement durable, a permis de mettre en lumière le phénomène encore peu connu, et pourtant très inquiétant, des nanofoods. Devant un public aussi curieux qu’attentif, la conférencière Louise Vandelac a traité des enjeux et des impacts potentiels ou avérés des nanofoods sur la santé, l’environnement et l’économie.

Les nanotechnologies représentaient déjà en 2008 un marché de 500 milliards de dollars. Le nanoargent, notamment, est très utilisé pour ses propriétés antibactériennes dans beaucoup de secteurs et au sein de produits de consommation courante (déodorant, lessive, bas…). Le secteur alimentaire est directement concerné par cette technologie car déjà très utilisée. Or les conséquences sont totalement inconnues. Les propriétés intéressantes de ces produits ne doivent pas faire oublier qu’il faut aussi étudier les conséquences de leur usage, dont les risques pour la santé et l’environnement, avant de les disséminer à travers une large gamme de produits de consommation. Pourtant, c’est déjà le cas. A tel point que lors du Sommet de Davos les nanos ont été considèrés comme l’un des 10 risques significatifs pour les 10 prochaines années !

Pendant que nos voisins européens s’inquiètent de leur toxicité, aucune déclaration n’est obligatoire en Amérique du Nord, aucun étiquetage non plus, au même titre que les OGM. Or, au regard de ces différents constats, il semble plus qu’urgent de rendre la déclaration et l’étiquetage des nanos obligatoires mais aussi de légiférer. Les pouvoirs publics, si largement impliqués dans ce secteur d’innovation et de développement économique, doivent présenter plus de transparence sur les investissements faits dans ce secteur, suivre de près l’évolution et prendre leur responsabilité sociosanitaire et environnementale.

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