Le CRE-Montréal est déçu de la décision de la Ville de Montréal d’endosser la transformation de la rue Notre-Dame en autoroute

Montréal, le 20 novembre 2007- Le Conseil régional de l’environnement de Montréal est très déçu du projet annoncé aujourd’hui par la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec de transformer la rue Notre-Dame en véritable autoroute aux heures de Pointe. Pour le CRE, la transformation de la rue Notre-Dame en autoroute à 6 voies entraînera nécessairement une augmentation significative de la capacité routière et ce, malgré la volonté annoncée par l’administration Tremblay à travers son plan de transport de réduire la circulation automobile à Montréal.

« En lançant son plan de transport au printemps dernier, la Ville de Montréal annonçait un véritable virage vers le transport en commun et la réduction de la circulation routière à Montréal. Or, la Ville de Montréal vient de manquer ce virage en se faisant le promoteur d’un projet d’autoroute qui ne fera qu’augmenter la circulation automobile à Montréal au détriment du transport en commun. » de dire André Porlier, directeur général du CRE-Montréal.

Ce volte-face de la ville de Montréal est d’autant plus surprenant que la Ville de Montréal devant le BAPE en 2002 s’était opposée au projet d’une autoroute dans l’axe de la rue Notre-Dame. Dans son mémoire, la ville stipulait que le projet autoroutier était non souhaitable puisque l’offre de circulation automobile et de camionnage dépasserait largement les besoins et que la création d’une boucle autoroutière à l’intérieur de l’île de Montréal auraient des impacts négatifs. (Mémoire Ville de Montréal, 2002, page 6).

Pour le CRE-Montréal et les groupes qui ont mené le combat contre le projet initial, il apparaît clairement que le ministère des Transports du Québec n’a rien d’autre à offrir aux Montréalais que des approches traditionnelles et dépassées pour résoudre les problèmes de congestion routière. À l’heure de Kyoto, les seuls projets mis de l’avant par le gouvernement Charest sont la construction de deux autoroutes en milieu urbain dont on voudrait nous convaincre qu’elles s’inscrivent dans le sens du développement durable.

Les Montréalais doivent aujourd’hui se sentir trompés par le maire de Montréal qui a renié ses engagements et a cédé devant les pressions de Québec, pavant ainsi la voie à la venue de l’autoroute 25 et de l’autoroute Notre-Dame. Force est de constater que malgré le plan vert du Gouvernement du Québec et le Plan de transport de Montréal les deux paliers de gouvernement persistent dans des solutions dépassées et s’avèrent incapables d’amorcer le virage urgent nécessaire pour contrer le réchauffement de la planète.

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Pour information :
André Porlier-CRE-Montréal (514)842-2890 poste 224 ou (514)572-2521

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