Vision Zéro, du discours à l'action pour protéger les piétons et les cyclistes

L’approche Vision Zéro est une stratégie adoptée par certains pays et villes qui visent à réduire au minimum les collisions et les décès sur leurs routes, contribuant ainsi à accroître la sécurité routière pour les usagers les plus vulnérables. Instaurée en Suède et reprise en Angleterre, cette approche fait primer la protection de la vie humaine sur la fluidité automobile. Déjà implantée dans plusieurs villes nord-américaines, c’est au tour de Montréal de l’adopter et d’en planifier l’implantation sur son territoire. Bien que les principales mesures qu’implique la Vision Zéro ne soient pas encore officialisées, il y aura certainement la réduction des vitesses (30 km/h en milieu résidentiel, 40 km/h sur le réseau artériel) ou encore des restrictions accrus pour le camionnage.

Les organismes qui oeuvrent en transport actif et mobilité durable restent vigilants quant aux gestes qui découleront de cette Vision Zéro qui ne doit pas se résumer (même si nécessaires) à des annonces, à de la répression policière ou à la sensibilisation du grand public. La question de l’aménagement des rues est centrale dans le succès de l’implantation de cette approche et la manière de l’appliquer sur le terrain est déterminante. Elle doit transparaître dans les choix d’allocation de l’espace et dans la priorité accordée aux usagers vulnérables que sont les piétons et cyclistes. Souhaitons que la prochaine administration fera en sorte que tous les usagers du transport actif soient davantage considérés qu’ils ne l’ont été ces dernières décennies.

 

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