Une pétition pour forcer le CN et le CP à agir en bon citoyen corporatif

La Loi sur la sécurité ferroviaire, c’est bien connu, donne beaucoup de pouvoir aux compagnies de chemin de fer du Canadien Pacifique (CP) et du Canadien National (CN). Nous pouvons sans exagérer dire que cette Loi leur leur permet d’exercer un refus unilatéral d’aménager des passages à niveau, passages qui dispenseraient les piétons et les cyclistes de détours de plusieurs kilomètres afin d’éviter les frontières urbaines que sont les voies ferrées en milieu habité.

L’entêtement à refuser l’aménagement de passages à niveau a comme résultat d’entraver la circulation entre les quartiers et brime le droit à la mobilité des citoyens, des entreprises et des municipalités. En refusant ces passages, c’est la mobilité de la population qui en subit les conséquences, décourageant l’utilisation des modes de transport actif et compromettent la sécurité des citoyens. Le gouvernement fédéral ne doit pas rester les bras croisés devant une telle situation. La Loi doit être changée.

La Ville tente maintenant un dernier recours en arbitrage devant l’Office des transports du Canada avec le CP, afin que les secteurs centraux de Montréal puissent être décloisonnés et qu’il y ait un meilleur accès au métro ainsi qu’aux services pour les milliers de travailleurs et visiteurs.

 

Une pétition déposée à la Chambre des communes

Des liens interquartiers doivent être créés là où les effets de frontière urbaine des voies ferrées se font le plus sentir. C’est un besoin de mobilité essentiel qui doit aussi être revendiqué par la population elle-même.

C’est pourquoi le CRE-Montréal en collaboration avec le Collectif pour la traverse des voies ferrées et l’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME) lancent une pétition demandant des changements à la Loi sur la sécurité ferroviaire afin que le CN et le CP aient l’obligation d’aménager de tels passages.

Nous encourageons les citoyens, groupes communautaires et entreprises à diffuser la pétition et à faire valoir leurs droits.

 

Pour signer et partager la pétition 

Pour lire le communiqué 

 

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